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Broad band

Claire L Evans

QUI EST CLAIRE EVANS ?

Claire L. Evans est une écrivaine et musicienne habitant Los Angeles. Elle est la chanteuse et co-auteure du groupe pop YACHT, et l’éditrice principale de Terraforme. Elle forme les futurs éditeurs de Motherboard, elle est aussi conseillère au Art Center College of Design et fait partie du Deep Lab (un collectif cyberféministe).

Les femmes oubliées de l'informatique

À l'époque la plupart des ordinateurs étaient destinés aux femmes car le salaire de celles-ci étaitpresque 50% moins cher et le travail était mieux exécuté.

On peut citer l’astronome Edward Charles Pickering qui embauchait majoritairement des femmes lors de la création de son laboratoire d’Harvard car il pouvait en employer deux fois plus pour le même prix et pour un excellent travail car celles-ci exécutaient mieux leurs tâches. Les travaux du laboratoire ont fait découvrir plus de 10.000 étoiles.

Femme ordinateur Femmes ordinateurs

Plus tard, plus de 250.000 femmes étaient capables de travailler dans des réseaux fluides. Elles effectuaient des tâches telles que les tenues des registres, les prises de dictées etc.. Toutes ces tâches de bureau, qui sont maintenant en grande partie effectuées par des assistants numériques et par l’intelligence artificielle mais qui restent tout de même matérialisé par des voix féminines.

Plus tard un pc nommé Mark One est créé, il est utilisé par des femmes car la machine était livrée sans mode d’emploi, elle était démontée par ces dames pour en connaître les fonctions et donc celles-ci se transmettaient le savoir entre elles. Même si le travail était plus dur, elles l’acceptaient volontier car elles se sentaient plus valorisées.

MK1 Harvard Mark One

Par la suite l’« ENIAC » fait son apparition, c’est le premier ordinateur “ programmé ”. Il était capable de résoudre des équations différentielles mais il a été classé comme sous professionnel car ce sont des femmes qui l’ont programmé. Lorsque l'« ENIAC » a été dévoilé à la presse et au public en 1946, ces femmes n'ont été reconnues d'aucune manière. Dans certaines images historiques, ces femmes sont créditées en tant que modèles ou complètement coupées de l'image. Afin de remédier à l'erreur de l'histoire, voici leurs noms: Kathleen McNulty, Betty Jean Jennings, Elizabeth Snyder, Marlyn Wescoff, Frances Bilas et Ruth Lichterman. A l’heure où ces femmes travaillaient les mots « logiciel » et «programmeur» n’étaient pas encore utilisés.

Après la guerre, Grace Harper et plusieurs autres femmes ont voulu avoir une carrière dans la " commercial computer industry "" car les personnes ont réalisé qu’il pouvait y avoir un profit commercial, rendant ainsi les calculs informatiques accessibles à tous le monde dans différents domaines comme l’aviation où les assurances.

Univac Univac

Les personnes qui ont réalisé le programme, l’ont conçu pour les femmes car c’était elles qui savaient comment s’en servir en premier.

Ces femmes comme Grace harper, Betty Snyder, Betty Jennings et plusieurs autres ont été les premières à travailler dans la compagnie «Eckert-Mauchly Computer Corporation», l’une des premières entreprises commerciales du monde.

Elle a produit « UNIVAC » qui était synonyme de l’informatique.

Univac Univac

À cette époque des mathématiciens et des programmeurs comme Grace Harper ont eu une vision particulière de ce que la programmation pourrait être, car avant la guerre, la programmation était manuelle et après celle-ci il y a eu une automatisation des programmes. Ils ont cherché à aller plus loin que ce que l’ordinateur était capable de faire auparavant.

Grace Harper a donc conçu le premier langage universel nommé COBOL " common business oriented language ". Elle a compris qu’il y avait une nouvelle génération de personnes qui n’étaient pas formées dans ce domaine, c’est pourquoi, elle a créé un nouveau langage. Elle a voulu convertir le langage machine en un langage plus naturel, plus universel qui pourrait être compris par plusieurs ordinateurs.

Cobol Langage Cobol

L’INFORMATIQUE AU FÉMININ

La communication grace au trafic de réseau

Très jeune, Radia Perlman commence à prendre des cours de programmation et se retrouve donc entourée de garçons qui s'intéressent à des choses auxquelles elle n’avait jamais pensées . Durant ces années d’études au MIT " Massachusetts Institute of Technology ", elle était entourée d’ingénieurs et de scientifiques mais elle ne s’y intègre pas car elle n’apprécie pas vraiment les ordinateurs.

Elle aime se surnommer le « Dernier docteur » et se dit fondamentale à l'évolution d’internet, elle a d’ailleurs écrit un livre à ce sujet.

Elle déclare que sans elle, internet n’aurait jamais fonctionné et explique qu’elle design les choses pour que les utilisateurs les aiment et les apprécient.

Il y a beaucoup de diversités qui ont de la valeur selon elle :

Pour Claire L Evans, c’est idiot de dire que seulement certaines personnes sont faites pour réussir dans l’industrie, comme Radia Perlman qui en est un contre-exemple.

Claire L Evans Radia Perlman

Le traitement de l'information par l'intuition

Dans les années 80, Wendy Hall, pionnière de l’informatique, travaillait à l’université de South Hampton en temps que conférencière et était déjà obsédée par l’hypertexte. A cette époque, cela se traduisait par l’organisation des informations et des données, que l’informatique a rendu plus accessible à l’aide de liens et de connexions.

Wendy l’a découvert grâce aux " Domesday Disc ", un projet financé par la BBC au milieu des années 80. Il visait à numériser une grande quantité d’informations sur la vie britannique sur des sujets divers et variés. Ce qui l’a marqué dans ces disques était la façon dont on y naviguait. Il y avait une galerie d’images à travers laquelle on pouvait voyager en cliquant sur des liens (à l’image du web actuel, sauf qu’il n’existait pas à cette époque).

Elle s’est immédiatement intéressée au système, plutôt qu’aux données contenues dedans, car elle y voyait une façon de rendre disponible des informations à un public plus large et avec des connaissances moindres en informatique. Ses collègues ont tenté de la décourager mais elle a tout de même créé un système inspiré de Domesday pour les bibliothèques étudiantes.

Son premier système, nommé « Microcosm », était pour sa propre université. Au moment où le " World Wide Web " transmettait l’info par hypertexte, son système a montré une façon plus intuitive, dynamique et adaptative pour naviguer à travers les données. Il était peut-être même mieux que le WWW. En effet, celui-ci incorpore les liens dans des documents. Cela signifie que quand la destination d’un lien est modifiée, il devient invalide.

« Microcosm » quant à lui conserve ce bout d’information dans une base de données qui était mise à jour et entretenue. Cette base de données communiquait avec les documents sans altérer la structure du matériel. Ce système permettait aussi à un lien d’avoir plusieurs sources, destinations et plusieurs niveaux en fonction du type d’utilisateur.

À l’époque de Wendy Hall, beaucoup d’entreprises et universités concevaient ce genre de système. Ces équipes étaient souvent composées ou dirigées par des femmes, car l’hypertexte est plus accueillant que l’ingénierie informatique d’un point de vue féminin.

Le Web est apparu et n’a d’abord pas impressionné les spécialistes de l’hypertexte. Ils le trouvaient juvénile à cause des liens pouvant se romprent et comprenant moins d’informations qu’habituellement. Malgré tout, un an après la présentation du web, celui-ci est devenu le nouveau standard et le système hypertexte a été délaissé.

Wendy_hall Wendy Hall

Humaniser internet avec le média social

Citons la première humaniste d’internet, Stacy Horn qui était analyste en télécommunication chez Mobile Oil, une société gazière des années 80. Elle était fascinée par l’internet de l’époque, en ce temps là, le terme média social n’existait pas mais se nommait plutôt la communication par ordinateur (CMC).

Elle a voulu que son entreprise utilise un système CMC pour faciliter le travail des employés, elle a donc été voir son patron et lui a fait valoir l’utilité de CMC. Les hommes dans la salle de réunion l’ont prise pour une folle et elle a donc quitté l’entreprise et décidé de lancer son propre système de médias sociaux : " East Coast Hang Out "(ECHO).

ECHO était hébergé chez S.tacy, dans son appartement. Et il présentait de nombreux points remarquables. Au début, Internet comptait 10% de femmes alors qu’ECHO comptait 40% de femmes, l’un des premiers espaces accueillant des femmes en ligne.

Mais comment inciter les femmes à venir sur sa plateforme alors que l’environnement est dominé par les hommes ? Elle a fait de la sensibilisation. Stacy a aussi rendu l’adhésion gratuite pendant 1 an pour les femmes et donné des cours dans son appartement pour que celles-ci acquièrent des connaissances techniques.

Stacy a aussi créé des espaces privés pour les femmes sur ECHO afin qu’elles puissent parler et dénoncer des cas de harcèlement.

Les conversations étaient dirigées par un animateur et une animatrice, ainsi les femmes se sentaient plus à l’aise et moins intimidées que si ce n’était qu’un homme qui dirigeait la conversation.

Les personnes aimaient de plus en plus ECHO et donc s'abonner davantage, ainsi Stacy gagnait plus d'argent elle aussi. ECHO existe toujours et est utilisé par encore une centaine de participants

Stacy Horn Stacy Horn

Que peut-on en retenir ?

À travers cette conférence Claire veut nous montrer l’implication de la femme dans l’histoire de l'informatique.

Elle arrive à nous faire prendre conscience de la façon dont les femmes étaient traitées et ce qu’elle acceptaient afin d’avoir un peu de reconnaissance.

L’évolution des ordinateur pour arriver au laptop de nos jours en passant pas les MK1 ou le langage COBOL sont des zones d’ombres dans l’histoire.

Lors de la présentation nous obtenons des réponses et voyons pourquoi les femmes était plus impliquée que les hommes.

Lors de la conférence les 3 femmes abordées expliquent la façon dont elles se sont battues pour faire évoluer leurs domaine, posséder un peu de reconnaissance et obtenir un vrai statut dans la société.

Nous pouvons retenir trois leçons de cette conférence qui sont:

  • La diversité d’esprit est un atout.
  • Rien dans ce monde ne se produit dans le vide.
  • L’égalité demande des efforts.
La conférence
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